#Je suis devenu le protagoniste de ma vie #J’ai élargi mes horizons en rencontrant des personnes très différentes #Satisfaction ; je ne me sens plus limité par l’âge

C’étaient tous des gens dont je pouvais beaucoup apprendre. Les professeurs enseignaient toujours avec passion et Je leur suis vraiment reconnaissant d’avoir fait de leur mieux pour répondre même à mes questions les plus insignifiantes.
Les amis que j’ai rencontrés en Franceavaient tous des expériences différentes ; en les partageant, j’ai pu élargir mes horizons.J’ai aussi ressenti les différences culturelles etVoir des amis qui, à un âge où les Coréens pourraient dire qu’on n’est plus jeune, essayaient de repartir à zéro était vraiment admirable et m’a redonné de la détermination : « Moi aussi, je devrais le faire. » Montpellier et sa Méditerranée éblouissante, apprendre le français Kim Min-sang, participant à une année de césure (27 ans, employé de bureau) / année de césure de 8 semaines |
# Je suis parti faire une année de césure parce que je voulais découvrir qui j’étais vraiment et ce que je voulais vraiment.

J’ai travaillé trois ans dans la finance avant de démissionner pour prendre une année de césure. On dit souvent que les banques sont des « emplois de rêve », mais en réalité, l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle y est catastrophique. Haha.
Je ne quittais pas non plus le travail aussi tôt qu’on pourrait le croire. Travailler sans arrêt dans un emploi qui ne me convenait pasme donnait l’impression de me perdre moi-même, alors j’ai démissionné.
Etje suis parti faire une année de césure parce que je voulais découvrir qui j’étais vraiment et ce que je voulais vraiment.
* Kim Min-sang ayant une forte volonté de changer, une mission personnelle sur mesure, en tête-à-tête, axée sur l’introspection et la détente mentale lui a été proposée chaque jour. Un carnet d’année de césure lui a également été fourni pour réfléchir sur lui-même et faire des projets.
# « Et si le point de départ pour découvrir qui je suis vraiment se trouvait dans les choses que j’aimais autrefois ? »

J’ai choisi ce projet parce que j’avais étudié le français à l’université. J’aimais tellement le vin que j’ai étudié le vin et le français au point d’obtenir un certificat d’œnologie amateur.
Pourtant, après sept ans, le français ne me venait plus du tout à l’esprit.Je me suis dit : « Et si le point de départ pour découvrir qui je suis vraiment se trouvait dans les choses que j’aimais autrefois ? »
J’ai donc décidé de réapprendre le français et choisi le projet à Montpellier.
Les préparatifs avant le départ ont été faciles, car le coordinateur de l’année de césure m’a gentiment aidé. La durée du séjour était courte et le pays était accessible sans visa.
Au début, j’avais peur de devoir échanger en ligne avec le coordinateur, mais après l’avoir contacté une fois, toutes mes inquiétudes ont disparu.Il a vraiment tout pris en charge avec beaucoup d’attention et de gentillesse. J’ai fait confiance au coordinateur et j’ai poursuivi les démarches ☺
# Pourquoi je suis parti faire une année de césure

Avant tout, je voulais prendre un peu de recul grâce à cette année de césure.J’ai tendance à m’investir à fond dans mon travail ; j’étais donc quelqu’un qui y pensait presque toute la journée.
Je savais depuis longtemps que cet emploi ne me convenait pas, mais je m’enfermais dans l’idée que continuer était la seule option réaliste. Puis je suis tombé malade et, comme je ne pouvais pas aller à l’hôpital, mon état s’est aggravé. J’ai compris que ce n’était pas normal et j’ai démissionné.
J’ai compris que je voulais un travail que j’aime et que je trouve gratifiant, pas seulement un emploi bien rémunéré ou reconnu par les autres. Dans cette optique, j’ai pris une année de césure pour faire le point sur moi-même et prendre du recul.Je voulais reprendre le contrôle de ma vie.
# Une journée à Montpellier

Comme les cours de l’école de langues avaient lieu le matin, je me préparais et partais en cours pour 9 heures. Les cours duraient un peu plus de trois heures. Je déjeunais avec des amis puis j’allais voir un film, ou…S’il y avait des activités intéressantes à l’école, j’y participais ; sinon, j’allais lire à la bibliothèque ou je regardais des films.
Comme c’était l’été, de nombreux festivals locaux avaient lieu.Le soir, je rejoignais surtout mes amis aux festivals ou je profitais des soirées avec eux.Le week-end, j’allais à la mer ou je visitais des villes ou des pays voisins.
# La priorité accordée aux personnes m’a marqué.

Dans les pays européens, il n’y a généralement pas de limite d’âge pour apprendre ou chercher un nouvel emploi.En fait, il y avait même dans notre classe un grand-père de plus de 60 ans. J’enviais beaucoup cette liberté. Cela m’a fait réfléchir. Peut-être…Peut-être que je n’avais même pas commencé parce que je pensais : « Maintenant, il est trop tard »…
Alors maintenant, j’ai l’intention de recommencer. Et puis…La priorité accordée aux personnes m’a marqué.Par exemple, on voyait souvent des voitures s’arrêter dans la rue pour laisser passer les piétons. Et lorsque je parlais aux personnes rencontrées en cours ou au restaurant, elles faisaient toujours preuve d’attention à mon égard.
Et puis…J’ai aussi rencontré beaucoup de gens qui m’apportaient de petites aides parce que j’étais étranger.C’étaient des gens vraiment gentils et bienveillants : une dame âgée au supermarché qui m’a expliqué quel produit était le meilleur, et un homme dans le bus qui m’a averti de faire attention aux pickpockets, allant même jusqu’à mettre en garde celui qui s’apprêtait à voler.
Les inconvénients, c’est que les magasins fermaient trop tôt et que les démarches administratives étaient très lentes, mais…J’ai fini par le comprendre et l’accepter sereinement, car cela s’explique aussi par le fait que les personnes passent avant le travail.Cela semblait être un pays où il ferait bon travailler. Haha.J’ai été profondément touchée de voir que même les personnes âgées essayaient de me comprendre, moi qui venais d’un pays étranger, et étaient toujours prêtes à apprendre. Je pense que nous devrions nous inspirer de leur façon de traiter les gens sans préjugés.
# Les personnes que j’ai rencontrées à Montpellier

Des professeurs de l’école de langues, des étudiants venus d’autres pays pour apprendre le français, des amis qui vivaient dans la même résidence, des Coréens en voyage, etc.
C’étaient toutes des personnes auprès desquelles j’avais beaucoup à apprendre. Les professeurs enseignaient toujours avec passion et s’efforçaient d’expliquer même mes questions les plus anodines ; je leur en étais vraiment reconnaissante.
Les amis que j’ai rencontrés en France…Comme chacun avait vécu des expériences différentes, le fait de les partager m’a permis d’élargir mes horizons.J’ai aussi ressenti les différences culturelles.En voyant des amis qui essayaient de prendre un nouveau départ à un âge où, en Corée, on ne serait plus considéré comme jeune, je les ai vraiment admirés et j’ai renouvelé ma détermination : « Moi aussi, je devrais faire pareil. »
# Après mon année de césure

Le plus grand changement a été de réaliser que c’est moi qui dirige ma vie.
Même si, d’habitude, je ne me préoccupe pas de ce que pensent les autres,cela ne semblait pas être le cas pour ma carrière. Je suppose que mon désir de répondre aux attentes de mes parents était plus fort.Je voulais être une fille dont mes parents pourraient parler avec fierté, où qu’ils aillent.
À l’époque, je me concentrais peut-être davantage sur le rôle de « bonne fille dont mes parents peuvent être fiers » qu’ils m’avaient attribué.Mais maintenant, j’ai vraiment envie de vivre en étant moi-même.Je vais continuer à étudier le français et prévois de repartir étudier à l’étranger. J’espère aussi trouver du travail à l’étranger.
Je ne penserai jamais qu’il est trop tard.
Mes parents préféreraient probablement que leur fille fasse ce qu’elle veut et soit heureuse, plutôt qu’elle décroche un bon emploi mais pleure tous les jours en allant travailler ☺
# À l’intention des futurs participants

En réalité, les amis de l’école de langues n’avaient pas tous une bonne opinion de la France. Une amie m’a dit qu’elle avait fini par vraiment détester la France. Elle trouvait les rues sales, disait qu’il fallait toujours se méfier des pickpockets et des escroqueries visant les étrangers, que les gens étaient peu aimables et que la discrimination raciale était très présente.
Je comprends ce que cette amie voulait dire. On est plus à l’aise dans son pays, et si l’on arrive dans un pays étranger, qu’on se fait voler ou arnaquer parce qu’on est étranger et que les gens sont peu aimables, je l’aurais aussi mal vécu et je n’aurais plus eu envie de sortir.
La France est un pays très fier de sa langue ; il arrive donc que des gens prétendent délibérément ne pas comprendre quand on leur parle en anglais. J’ai participé au projet avec un niveau de français élémentaire et j’ai essayé de parler français autant que possible. Je pense que les habitants ont donc été bienveillants avec moi et ont essayé de m’aider.
En résumé : j’espère que vous aborderez le projet avec enthousiasme et de manière positive.Même si l’on commence par saluer en français avant de parler anglais, cela fait une grande différence par rapport au fait de se mettre tout de suite à parler anglais !Si vous montrez que vous essayez de parler français, les habitants seront plus gentils avec vous.
Bien sûr, votre niveau de français s’améliorera ! Et, en France, il existe l’expression« C’est la vie ! »qu’on utilise quand on se retrouve dans une situation délicate, par exemple lorsqu’une grève retarde votre vol ou qu’un distributeur qui fonctionnait encore à l’instant avale votre argent.
Je trouve que cette expression donne un aperçu de la culture française, plutôt décontractée.
Sur le moment, c’était agaçant et nous étions préoccupés par la résolution du problème, mais avec le recul, cela deviendra un bon souvenir !
# Mes conseils pour une année de césure

- Logement
J’ai séjourné dans une résidence propre et bien située. Une famille d’accueil permettrait bien sûr de progresser davantage en langue, mais j’ai choisi une résidence parce que je préfère avoir une cuisine privée et une salle de bains à mon usage personnel.
Si, comme moi, vous êtes fait pour vivre seul, une résidence peut très bien convenir. Les aspects essentiels de la vie quotidienne ne devraient pas être une source de désagrément.
- Repas
Si vous avez le palais habitué à la cuisine coréenne, je vous recommande d’emporter de la nourriture coréenne. Sur place, elle coûte très cher et les épiceries coréennes sont loin. Comme je m’adapte facilement à la cuisine locale, je cuisinais et mangeais des plats locaux.
- À emporter
Le sud de la France bénéficie d’un climat chaud. Les étés sont très chauds. Je vous recommande vivement d’emporter un petit ventilateur. (Certaines résidences en prêtent !)
- Conseils pour le projet à Montpellier
L’équipe de Korea Gap Year s’est occupée de tout, étape par étape, et a répondu aimablement à mes questions ; je n’avais donc pas de précautions particulières à signaler. Toutefois, si vous participez toujours activement et essayez de résoudre les problèmes avec un état d’esprit positif, le projet sera encore plus agréable.
Mes conseils personnels pour voyager en Europe

Depuis Montpellier, Barcelone, en Espagne, n’est qu’à quatre heures de train ! N’hésitez pas à y aller : c’est une ville absolument merveilleuse. Et ne manquez pas le sandwich à l’ibérico vendu dans le train (il n’est vendu que dans ce train).
Je fais partie de ceux qui pensent que le sud de la France est la meilleure région. Haha.
L’itinéraire Montpellier–Nîmes–Avignon est également très agréable.
C’est aussi une bonne idée de prendre le train ou le bus de Marseille vers Nice.
Si vous voyagez avec des amis, je vous recommande de louer une voiture. Beaucoup de gens en louent.

Personnellement, j’ai particulièrement aimé Annecy et Carcassonne !
Annecy est une ville au bord d’un lac, dans le centre-est de la France. C’est la destination de vacances préférée des Français et elle a été candidate à l’organisation des Jeux olympiques d’hiver de 2018, face à Pyeongchang lors de la dernière étape. Son immense lac est d’une eau vraiment limpide et propre : on dit qu’il figure parmi les dix lacs les plus transparents au monde ! La ville est petite, on peut donc la visiter en une journée. Comme elle est proche de la Suisse, on y trouve de nombreux plats comme la fondue. On peut s’y baigner en été et skier en hiver : n’hésitez pas à la visiter !
Carcassonne est connue comme une cité fortifiée. Il existe même un jeu de société portant le nom de la ville. Ses vastes remparts sont toujours intacts. Beaucoup de Français viennent la visiter. On peut y voir des châteaux et des bâtiments médiévaux ! On y trouve aussi le cassoulet, un plat originaire de la région, et même un restaurant étoilé au guide Michelin : goûtez-le absolument.

Mon année de césure
Expérience★★★★★
Pendant mon année de césure, ma priorité absolue était de faire le point sur moi-même. Pour cela, j’ai tenté diverses expériences. L’école de langues locale proposait également de nombreuses activités, ce qui m’a permis de découvrir plus facilement un large éventail d’expériences.
Apprentissage★★★★☆
Si vous souhaitez étudier le français de manière plus intensive, je vous recommande de suivre des cours supplémentaires à l’école de langues. Le cours standard me semble un peu insuffisant.
Environnement★★★★☆
Les rues en France ne sont pas aussi propres que je le pensais. On voit souvent des Roms dans les rues. Il faut faire attention lorsqu’on se promène la nuit. À part cela, c’était vraiment très bien.
Sécurité★★★★☆
Les vols ou les meurtres sont rares, mais il faut faire très attention aux pickpockets ! Ils sont fréquents dans le quartier.
Loisirs★★★★★
C’est un endroit où les possibilités de loisirs abondent, alors laissez-vous porter. J’ai eu le temps de réfléchir profondément à moi-même et j’ai même réussi à me défaire de mon habitude coréenne de vouloir tout faire « vite, vite ». ☺

C’étaient tous des gens dont je pouvais beaucoup apprendre. Les professeurs enseignaient toujours avec passion et Je leur suis vraiment reconnaissant d’avoir fait de leur mieux pour répondre même à mes questions les plus insignifiantes.
Les amis que j’ai rencontrés en Franceavaient tous des expériences différentes ; en les partageant, j’ai pu élargir mes horizons.J’ai aussi ressenti les différences culturelles etVoir des amis qui, à un âge où les Coréens pourraient dire qu’on n’est plus jeune, essayaient de repartir à zéro était vraiment admirable et m’a redonné de la détermination : « Moi aussi, je devrais le faire. » Montpellier et sa Méditerranée éblouissante, apprendre le français Kim Min-sang, participant à une année de césure (27 ans, employé de bureau) / année de césure de 8 semaines |
# Je suis parti faire une année de césure parce que je voulais découvrir qui j’étais vraiment et ce que je voulais vraiment.

J’ai travaillé trois ans dans la finance avant de démissionner pour prendre une année de césure. On dit souvent que les banques sont des « emplois de rêve », mais en réalité, l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle y est catastrophique. Haha.
Je ne quittais pas non plus le travail aussi tôt qu’on pourrait le croire. Travailler sans arrêt dans un emploi qui ne me convenait pasme donnait l’impression de me perdre moi-même, alors j’ai démissionné.
Etje suis parti faire une année de césure parce que je voulais découvrir qui j’étais vraiment et ce que je voulais vraiment.
* Kim Min-sang ayant une forte volonté de changer, une mission personnelle sur mesure, en tête-à-tête, axée sur l’introspection et la détente mentale lui a été proposée chaque jour. Un carnet d’année de césure lui a également été fourni pour réfléchir sur lui-même et faire des projets.
# « Et si le point de départ pour découvrir qui je suis vraiment se trouvait dans les choses que j’aimais autrefois ? »

J’ai choisi ce projet parce que j’avais étudié le français à l’université. J’aimais tellement le vin que j’ai étudié le vin et le français au point d’obtenir un certificat d’œnologie amateur.
Pourtant, après sept ans, le français ne me venait plus du tout à l’esprit.Je me suis dit : « Et si le point de départ pour découvrir qui je suis vraiment se trouvait dans les choses que j’aimais autrefois ? »
J’ai donc décidé de réapprendre le français et choisi le projet à Montpellier.
Les préparatifs avant le départ ont été faciles, car le coordinateur de l’année de césure m’a gentiment aidé. La durée du séjour était courte et le pays était accessible sans visa.
Au début, j’avais peur de devoir échanger en ligne avec le coordinateur, mais après l’avoir contacté une fois, toutes mes inquiétudes ont disparu.Il a vraiment tout pris en charge avec beaucoup d’attention et de gentillesse. J’ai fait confiance au coordinateur et j’ai poursuivi les démarches ☺
# Pourquoi je suis parti faire une année de césure

Avant tout, je voulais prendre un peu de recul grâce à cette année de césure.J’ai tendance à m’investir à fond dans mon travail ; j’étais donc quelqu’un qui y pensait presque toute la journée.
Je savais depuis longtemps que cet emploi ne me convenait pas, mais je m’enfermais dans l’idée que continuer était la seule option réaliste. Puis je suis tombé malade et, comme je ne pouvais pas aller à l’hôpital, mon état s’est aggravé. J’ai compris que ce n’était pas normal et j’ai démissionné.
J’ai compris que je voulais un travail que j’aime et que je trouve gratifiant, pas seulement un emploi bien rémunéré ou reconnu par les autres. Dans cette optique, j’ai pris une année de césure pour faire le point sur moi-même et prendre du recul.Je voulais reprendre le contrôle de ma vie.
# Une journée à Montpellier

Comme les cours de l’école de langues avaient lieu le matin, je me préparais et partais en cours pour 9 heures. Les cours duraient un peu plus de trois heures. Je déjeunais avec des amis puis j’allais voir un film, ou…S’il y avait des activités intéressantes à l’école, j’y participais ; sinon, j’allais lire à la bibliothèque ou je regardais des films.
Comme c’était l’été, de nombreux festivals locaux avaient lieu.Le soir, je rejoignais surtout mes amis aux festivals ou je profitais des soirées avec eux.Le week-end, j’allais à la mer ou je visitais des villes ou des pays voisins.
# La priorité accordée aux personnes m’a marqué.

Dans les pays européens, il n’y a généralement pas de limite d’âge pour apprendre ou chercher un nouvel emploi.En fait, il y avait même dans notre classe un grand-père de plus de 60 ans. J’enviais beaucoup cette liberté. Cela m’a fait réfléchir. Peut-être…Peut-être que je n’avais même pas commencé parce que je pensais : « Maintenant, il est trop tard »…
Alors maintenant, j’ai l’intention de recommencer. Et puis…La priorité accordée aux personnes m’a marqué.Par exemple, on voyait souvent des voitures s’arrêter dans la rue pour laisser passer les piétons. Et lorsque je parlais aux personnes rencontrées en cours ou au restaurant, elles faisaient toujours preuve d’attention à mon égard.
Et puis…J’ai aussi rencontré beaucoup de gens qui m’apportaient de petites aides parce que j’étais étranger.C’étaient des gens vraiment gentils et bienveillants : une dame âgée au supermarché qui m’a expliqué quel produit était le meilleur, et un homme dans le bus qui m’a averti de faire attention aux pickpockets, allant même jusqu’à mettre en garde celui qui s’apprêtait à voler.
Les inconvénients, c’est que les magasins fermaient trop tôt et que les démarches administratives étaient très lentes, mais…J’ai fini par le comprendre et l’accepter sereinement, car cela s’explique aussi par le fait que les personnes passent avant le travail.Cela semblait être un pays où il ferait bon travailler. Haha.J’ai été profondément touchée de voir que même les personnes âgées essayaient de me comprendre, moi qui venais d’un pays étranger, et étaient toujours prêtes à apprendre. Je pense que nous devrions nous inspirer de leur façon de traiter les gens sans préjugés.
# Les personnes que j’ai rencontrées à Montpellier

Des professeurs de l’école de langues, des étudiants venus d’autres pays pour apprendre le français, des amis qui vivaient dans la même résidence, des Coréens en voyage, etc.
C’étaient toutes des personnes auprès desquelles j’avais beaucoup à apprendre. Les professeurs enseignaient toujours avec passion et s’efforçaient d’expliquer même mes questions les plus anodines ; je leur en étais vraiment reconnaissante.
Les amis que j’ai rencontrés en France…Comme chacun avait vécu des expériences différentes, le fait de les partager m’a permis d’élargir mes horizons.J’ai aussi ressenti les différences culturelles.En voyant des amis qui essayaient de prendre un nouveau départ à un âge où, en Corée, on ne serait plus considéré comme jeune, je les ai vraiment admirés et j’ai renouvelé ma détermination : « Moi aussi, je devrais faire pareil. »
# Après mon année de césure

Le plus grand changement a été de réaliser que c’est moi qui dirige ma vie.
Même si, d’habitude, je ne me préoccupe pas de ce que pensent les autres,cela ne semblait pas être le cas pour ma carrière. Je suppose que mon désir de répondre aux attentes de mes parents était plus fort.Je voulais être une fille dont mes parents pourraient parler avec fierté, où qu’ils aillent.
À l’époque, je me concentrais peut-être davantage sur le rôle de « bonne fille dont mes parents peuvent être fiers » qu’ils m’avaient attribué.Mais maintenant, j’ai vraiment envie de vivre en étant moi-même.Je vais continuer à étudier le français et prévois de repartir étudier à l’étranger. J’espère aussi trouver du travail à l’étranger.
Je ne penserai jamais qu’il est trop tard.
Mes parents préféreraient probablement que leur fille fasse ce qu’elle veut et soit heureuse, plutôt qu’elle décroche un bon emploi mais pleure tous les jours en allant travailler ☺
# À l’intention des futurs participants

En réalité, les amis de l’école de langues n’avaient pas tous une bonne opinion de la France. Une amie m’a dit qu’elle avait fini par vraiment détester la France. Elle trouvait les rues sales, disait qu’il fallait toujours se méfier des pickpockets et des escroqueries visant les étrangers, que les gens étaient peu aimables et que la discrimination raciale était très présente.
Je comprends ce que cette amie voulait dire. On est plus à l’aise dans son pays, et si l’on arrive dans un pays étranger, qu’on se fait voler ou arnaquer parce qu’on est étranger et que les gens sont peu aimables, je l’aurais aussi mal vécu et je n’aurais plus eu envie de sortir.
La France est un pays très fier de sa langue ; il arrive donc que des gens prétendent délibérément ne pas comprendre quand on leur parle en anglais. J’ai participé au projet avec un niveau de français élémentaire et j’ai essayé de parler français autant que possible. Je pense que les habitants ont donc été bienveillants avec moi et ont essayé de m’aider.
En résumé : j’espère que vous aborderez le projet avec enthousiasme et de manière positive.Même si l’on commence par saluer en français avant de parler anglais, cela fait une grande différence par rapport au fait de se mettre tout de suite à parler anglais !Si vous montrez que vous essayez de parler français, les habitants seront plus gentils avec vous.
Bien sûr, votre niveau de français s’améliorera ! Et, en France, il existe l’expression« C’est la vie ! »qu’on utilise quand on se retrouve dans une situation délicate, par exemple lorsqu’une grève retarde votre vol ou qu’un distributeur qui fonctionnait encore à l’instant avale votre argent.
Je trouve que cette expression donne un aperçu de la culture française, plutôt décontractée.
Sur le moment, c’était agaçant et nous étions préoccupés par la résolution du problème, mais avec le recul, cela deviendra un bon souvenir !
# Mes conseils pour une année de césure

- Logement
J’ai séjourné dans une résidence propre et bien située. Une famille d’accueil permettrait bien sûr de progresser davantage en langue, mais j’ai choisi une résidence parce que je préfère avoir une cuisine privée et une salle de bains à mon usage personnel.
Si, comme moi, vous êtes fait pour vivre seul, une résidence peut très bien convenir. Les aspects essentiels de la vie quotidienne ne devraient pas être une source de désagrément.
- Repas
Si vous avez le palais habitué à la cuisine coréenne, je vous recommande d’emporter de la nourriture coréenne. Sur place, elle coûte très cher et les épiceries coréennes sont loin. Comme je m’adapte facilement à la cuisine locale, je cuisinais et mangeais des plats locaux.
- À emporter
Le sud de la France bénéficie d’un climat chaud. Les étés sont très chauds. Je vous recommande vivement d’emporter un petit ventilateur. (Certaines résidences en prêtent !)
- Conseils pour le projet à Montpellier
L’équipe de Korea Gap Year s’est occupée de tout, étape par étape, et a répondu aimablement à mes questions ; je n’avais donc pas de précautions particulières à signaler. Toutefois, si vous participez toujours activement et essayez de résoudre les problèmes avec un état d’esprit positif, le projet sera encore plus agréable.
Mes conseils personnels pour voyager en Europe

Depuis Montpellier, Barcelone, en Espagne, n’est qu’à quatre heures de train ! N’hésitez pas à y aller : c’est une ville absolument merveilleuse. Et ne manquez pas le sandwich à l’ibérico vendu dans le train (il n’est vendu que dans ce train).
Je fais partie de ceux qui pensent que le sud de la France est la meilleure région. Haha.
L’itinéraire Montpellier–Nîmes–Avignon est également très agréable.
C’est aussi une bonne idée de prendre le train ou le bus de Marseille vers Nice.
Si vous voyagez avec des amis, je vous recommande de louer une voiture. Beaucoup de gens en louent.

Personnellement, j’ai particulièrement aimé Annecy et Carcassonne !
Annecy est une ville au bord d’un lac, dans le centre-est de la France. C’est la destination de vacances préférée des Français et elle a été candidate à l’organisation des Jeux olympiques d’hiver de 2018, face à Pyeongchang lors de la dernière étape. Son immense lac est d’une eau vraiment limpide et propre : on dit qu’il figure parmi les dix lacs les plus transparents au monde ! La ville est petite, on peut donc la visiter en une journée. Comme elle est proche de la Suisse, on y trouve de nombreux plats comme la fondue. On peut s’y baigner en été et skier en hiver : n’hésitez pas à la visiter !
Carcassonne est connue comme une cité fortifiée. Il existe même un jeu de société portant le nom de la ville. Ses vastes remparts sont toujours intacts. Beaucoup de Français viennent la visiter. On peut y voir des châteaux et des bâtiments médiévaux ! On y trouve aussi le cassoulet, un plat originaire de la région, et même un restaurant étoilé au guide Michelin : goûtez-le absolument.

Mon année de césure
Expérience★★★★★
Pendant mon année de césure, ma priorité absolue était de faire le point sur moi-même. Pour cela, j’ai tenté diverses expériences. L’école de langues locale proposait également de nombreuses activités, ce qui m’a permis de découvrir plus facilement un large éventail d’expériences.
Apprentissage★★★★☆
Si vous souhaitez étudier le français de manière plus intensive, je vous recommande de suivre des cours supplémentaires à l’école de langues. Le cours standard me semble un peu insuffisant.
Environnement★★★★☆
Les rues en France ne sont pas aussi propres que je le pensais. On voit souvent des Roms dans les rues. Il faut faire attention lorsqu’on se promène la nuit. À part cela, c’était vraiment très bien.
Sécurité★★★★☆
Les vols ou les meurtres sont rares, mais il faut faire très attention aux pickpockets ! Ils sont fréquents dans le quartier.
Loisirs★★★★★
C’est un endroit où les possibilités de loisirs abondent, alors laissez-vous porter. J’ai eu le temps de réfléchir profondément à moi-même et j’ai même réussi à me défaire de mon habitude coréenne de vouloir tout faire « vite, vite ». ☺
Nous avons recueilli le parcours de
développement de nos participants.
Sortez de votre zone de confort.
Relevez des défis pour vous-même.
Goûtez à une liberté totale.
Soyez heureux.