#Je suis devenue plus heureuse et j’ai appris à m’aimer #Les sourires inconditionnels des enfants #J’ai ressenti un amour et une gratitude immenses
« Pour pouvoir me dire “ça va”, quoi que les autres disent, je dois d’abord me sentir bien avec moi-même, m’aimer et m’encourager. Alors, si un jour je perds mon chemin, je n’ai qu’à laisser faire : si quelqu’un tient vraiment à moi, il retrouvera le chemin du retour. Après mon année de césure, je me disais souvent : “Je m’aime bien.” Et à mesure que j’ai appris à m’aimer, j’ai aussi commencé à aimer les gens autour de moi. »
Offrir de l’amour aux enfants vietnamiens grâce à mes petits talents, aux côtés d’amis étrangers Kim Young-joo — participante à une année de césure / année de césure de 12 semaines
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# J’espérais qu’au cours de mon année de césure, je deviendrais heureuse et apprendrais à m’aimer.

Bonjour, je m’appelle Kim Young-joo et j’ai eu 23 ans cette année ; j’ai fêté mon anniversaire pendant mon année de césure. Après avoir bénéficié de conseils, j’ai terminé ma première année de césure aux Philippines et je comptais partir en Thaïlande pour faire du bénévolat, mais les inscriptions étaient closes. Je suis donc venue au Vietnam.
Je me suis aussi renseignée sur d’autres projets, en Inde ou en Afrique, mais le projet au Vietnam était le seul à proposer des programmes de bénévolat auprès d’enfants en situation de handicap.Pour une raison ou une autre, j’avais simplement envie d’essayer. Peut-être parce que c’était un projet inhabituel, je voulais tout simplement le faire. Je voulais me lancer un défi.
J’espérais qu’au cours de mon année de césure, je deviendrais heureuse et apprendrais à m’aimer.
# Je suis tellement heureuse… qu’aurais-je fait si je n’avais jamais connu ça ?

Comme l’indique la description du projet, après notre arrivée, nous avons une séance d’orientation sur l’organisation et le projet. Cette semaine-là, nous faisons aussi une visite de Hanoï avec les autres participants arrivés en même temps que nous.
La semaine suivante, on commence le bénévolat. On se lève vers 8 heures, on se prépare et on prend un petit-déjeuner simple. Ensuite, on prend le bus jusqu’à l’organisation où l’on fait du bénévolat. On travaille un peu le matin, puis on déjeune et on a du temps libre avant de reprendre les activités de l’après-midi.
Je joue avec les enfants presque tous les jours. Et quand je n’ai rien à faire, mes pensées sur moi-même s’estompent. En général, après le bénévolat de la journée, je rentre à mon hébergement, je me repose, je dîne et je termine la journée en regardant un film que j’aime.
Au Vietnam, les motos sont le principal moyen de transport et sont beaucoup plus nombreuses que les voitures. Quand on marche dans les rues, leur flot incessant peut donc nous surprendre et parfois nous faire nous sentir en danger. Mais un jour, je suis montée sur la moto d’un membre du personnel local et nous avons roulé sur une route dégagée et tranquille.
Le soleil était doux. En voyant les grands arbres défiler au-dessus de ma tête et en sentant le vent ébouriffer mes cheveux, j’ai éprouvé une joie grisante, un peu risquée, comme je n’en avais jamais connue, ainsi qu’une exaltante sensation de liberté.Pendant le trajet, je n’arrêtais pas de penser à ce qui se serait passé si je n’avais pas postulé pour une année de césure au Vietnam : “Je suis tellement heureuse… qu’aurais-je fait si je n’avais jamais connu ça ?”
# Qui pourrait me sourire ainsi sans rien attendre en retour ? Est-ce que je mérite un tel sourire ?

J’ai commencé un projet auprès d’enfants en situation de handicap, mais comme je ne les connaissais pas bien, c’était difficile au début. Je ne savais pas comment passer du temps avec eux ni comment interagir avec un enfant timide. Tout me semblait maladroit et frustrant.
Je me répétais que je devais bien m’occuper de ces enfants et ne pas les regarder avec un a priori négatif. En passant du temps avec eux, j’ai compris qu’ils étaient simplement des personnes, pas si différentes de moi. À partir de là, je n’ai plus eu l’impression qu’ils m’étaient étrangers. En réalité, c’est moi qui avais tracé une ligne de séparation.
À l’origine, j’avais du mal à ressentir sincèrement des émotions ou à comprendre celles des autres. Pourtant, dans le premier centre où j’ai séjourné, j’ai ressenti une émotion pour la première fois.En passant du temps ensemble, il m’arrivait de m’agacer contre les enfants qui ne coopéraient pas et de me lasser de cette frustration. Mais quand ils venaient me saluer, me souriaient, me prenaient dans leurs bras et me témoignaient leur affection, j’ai peu à peu commencé à leur répondre de la même façon.
J’ai vraiment ressenti ces mêmes émotions. Je n’oublierai jamais cette amie qui, comme d’habitude, me souriait radieusement dans le centre où j’étais. À ce moment-là, je pensais changer de centre de bénévolat, mais son sourire éclatant m’a rendue si triste, si heureuse, si reconnaissante et si bouleversée.
Qui pourrait me sourire ainsi sans rien attendre en retour ? Est-ce que je mérite un tel sourire ? Quand reverrai-je un sourire aussi radieux ? Ces pensées ont failli me faire pleurer.J’ai donc été extrêmement reconnaissante envers cette amie. C’est un précieux souvenir qui m’a fait comprendre que je méritais, moi aussi, ce sourire.
# Mes destinations préférées au Vietnam
Au Vietnam, j’ai visité la baie d’Ha Long et Ninh Binh. Les destinations les plus prisées sont la baie d’Ha Long, Sapa et Da Nang. Pour visiter la baie d’Ha Long, j’ai réservé une croisière de deux jours et une nuit : j’ai passé une journée sur un petit bateau organisé par une agence de voyages locale.
Il y a tellement d’agences de voyages, même dans le Vieux Quartier, qu’il est facile d’en trouver. Vous pouvez aussi rechercher le nom du lieu sur Google pour voir les nombreuses options. J’ai fait une excursion d’une journée à Ninh Binh avec une autre agence. Les deux endroits sont magnifiques. L’environnement du Vietnam ressemble à celui de la Chine — sans être exactement le même, il dégage une atmosphère similaire.
# Mes conseils pour une année de césure

(Langue)
En fait, j’avais appris un peu d’anglais aux Philippines et je me sentais sûre de moi. Je me disais : “Ça va aller !” Mais il y avait une raison à cela. Aux Philippines, je n’étais qu’avec d’autres amis asiatiques et, même si les cours étaient surtout axés sur l’oral, ils se déroulaient dans une académie et ne correspondaient pas à des conversations pratiques. Le rythme était aussi différent de celui de la vie réelle. Je n’avais donc pas trouvé cela très difficile, mais au Vietnam, c’était complètement différent.
À ce moment-là, j’étais la seule Coréenne et, à part le personnel local du bureau, tous les amis avec qui je vivais au quotidien étaient européens. Les débuts ont donc été très difficiles. J’espérais beaucoup pouvoir communiquer, mais j’ai été découragée par l’anglais de mes amis, qui le parlaient comme leur langue maternelle sans le moindre effort. La diversité des accents rendait les choses encore plus difficiles.
Je me souviens donc avoir passé presque un mois à osciller entre des émotions extrêmes. Pourtant,Comme j’entendais de l’anglais tous les jours et que je le pratiquais, même par petites touches, au point d’en être presque lassée, j’ai fini par reproduire à voix haute la prononciation et l’intonation de mes amis. J’ai mémorisé les expressions courantes du quotidien et j’ai commencé à les employer par habitude.Il y a encore des passages que j’ai du mal à comprendre à l’écoute, mais l’essentiel, c’est que la prononciation locale de l’anglais ne me semble plus étrange.
J’ai compris par la suite que le plus important était d’avoir beaucoup de conversations. Ne vous inquiétez pas de la grammaire : l’essentiel, c’est de réussir à dire quelques mots, voire de courtes phrases.Si vous vous inquiétez de la réaction de l’autre personne, laissez tomber cette crainte. Si quelqu’un veut vraiment discuter avec vous et apprendre à vous connaître, les erreurs de grammaire ou de prononciation ne le dérangeront pas.
(Hébergement)
Au Vietnam, les maisons ont plusieurs niveaux et comptent généralement cinq étages, ce qui peut surprendre les Coréens. Il y a beaucoup d’escaliers : avant de partir, assurez-vous d’avoir assez d’endurance pour les monter et les descendre tous les jours. Le Wi-Fi n’est pas aussi rapide qu’en Corée, mais il reste correct. Il arrive toutefois qu’il ne fonctionne pas, alors prévoyez un peu de patience.
Les chambres comptent en moyenne plus de cinq colocataires. Cela peut être amusant, mais aussi inconfortable. Chacun a son mode de vie et, même si la cohabitation peut être contraignante, ne pensez pas que vous devez toujours vous adapter aux autres lorsque quelque chose vous gêne. Si vous êtes mal à l’aise, mieux vaut, à mon avis, le dire pour le bien de tout le monde. Je l’ai appris et compris en vivant avec des amis étrangers plus individualistes.
(Repas)
Au début, vous allez aimer la nourriture. Elle n’est pas très différente de ce que nous mangeons d’habitude, donc vous ne serez probablement pas difficile. Mais cela ne dure qu’un temps : les repas étant toujours les mêmes, vous risquez de vous lasser. Pour ma part, en plus de l’ennui, je trouvais parfois les plats trop gras, alors j’en évitais certains.
Si vous avez envie de manger autre chose, vous pouvez tout à fait sortir au restaurant de temps en temps.Le mieux, c’est de manger coréen. Pensez donc à emporter des nouilles instantanées ou quelques condiments de base dont vous pourriez avoir envie..
(À emporter)
En général, tout le monde emporte un ordinateur portable pour s’occuper pendant son temps libre ; c’est donc une bonne idée d’en prendre un. L’hébergement ne fournit pas de chaussons. Sans eux, vous risquez de vous salir les pieds et d’être mal à l’aise quand vous mangez : pensez à en emporter.
Les médicaments sont essentiels ; il est bon d’en emporter pour différentes situations. Sans passer par le personnel local, il peut être difficile d’acheter le médicament approprié en pharmacie en raison des problèmes de communication.
# À celles et ceux qui envisagent une année de césure

Vous arriverez avec de nombreux rêves en tête, mais une fois sur place, les choses ne se passeront peut-être pas aussi bien que prévu. Vous vous sentirez alors impatient, et la pression de devoir faire quelque chose dans le cadre du bénévolat et de devoir changer pourrait vous faire perdre vos repères.
Si une période de déprime survient, j’espère que vous vous accorderez suffisamment de temps pour vous laisser aller à la tristesse.Si vous êtes agacé, accueillez ce sentiment ; si vous êtes triste, laissez-vous ressentir cette tristesse — exprimez ce que vous ressentez et prenez le temps qu’il faut. Le plus important, après une telle période de tristesse, est de prendre le temps de vous réconforter.
J’espère que vous oublierez cette impatience — ces pensées comme « les choses devraient être ainsi », « j’ai l’air faible » ou « je devrais changer ». Même dans cet endroit où vous êtes venu de votre plein gré, je pense qu’il est juste de vivre librement et sereinement, sans se soucier de l’opinion des autres. Récemment, j’ai vu par hasard Charlie et la chocolaterie et une réplique m’a parlé.
« Vous n’avez pas besoin d’être utile — ce n’est que du chocolat, après tout. »
En regardant ce film, j’ai trouvé que cette réplique correspondait autant à ce que je ressentais pendant mon année de césure qu’à ce que je ressens aujourd’hui. Une fois qu’on a commencé une année de césure, on veut faire mieux que tout le monde, on ne veut pas la gâcher et on pense devoir être à la hauteur des rêves qu’on s’est imaginés. Mais je ne pense pas que ce soit nécessaire.
Il n’y a pas besoin de vous comparer à qui que ce soit : c’est vous qui avez pris ce temps parce que vous en aviez besoin — comment ce que vous faites pourrait-il être du temps perdu ? Même si quelqu’un d’autre considère cette période comme « inutile », cette « inutilité » est peut-être justement le temps dont vous avez besoin.
Avant, je pensais que seuls les autres me rendaient triste, mais j’ai compris que je me compliquais aussi les choses moi-même. Quoi que disent les autres, pour aller bien, je dois d’abord me mettre à l’aise, apprendre à m’aimer et m’encourager.
Alors, quand vous aurez l’impression de perdre vos repères, laissez les choses suivre leur cours. Si quelqu’un tient vraiment à moi, cette personne retrouvera son chemin jusqu’à moi.Après mon année de césure, je me suis souvent dit : « Je m’aime bien. » Et en apprenant à m’aimer, j’ai aussi appris à aimer les gens qui m’entourent.

Mon année de césure, c’était
Expérience★★★★★
Le simple fait de quitter un environnement familier mérite déjà une très bonne note.
Apprentissage★★★★☆
Même si le bénévolat permet d’apprendre des choses en accord avec les objectifs du programme, j’ai davantage appris pendant les moments que j’ai passés seul.
Environnement★★★☆☆
Comme on pouvait s’y attendre, un environnement différent s’accompagne de certains désagréments : le climat, la nourriture et les gens qui nous entourent.
Sécurité★★★★☆
C’est relativement sûr, mais cela semble dépendre de chacun.
Loisirs★★★★☆
Le Vietnam compte de nombreux sites à visiter, mais en dehors des voyages, les petites sorties de courte durée sont assez peu variées.
« Pour pouvoir me dire “ça va”, quoi que les autres disent, je dois d’abord me sentir bien avec moi-même, m’aimer et m’encourager. Alors, si un jour je perds mon chemin, je n’ai qu’à laisser faire : si quelqu’un tient vraiment à moi, il retrouvera le chemin du retour. Après mon année de césure, je me disais souvent : “Je m’aime bien.” Et à mesure que j’ai appris à m’aimer, j’ai aussi commencé à aimer les gens autour de moi. »
Offrir de l’amour aux enfants vietnamiens grâce à mes petits talents, aux côtés d’amis étrangers Kim Young-joo — participante à une année de césure / année de césure de 12 semaines
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# J’espérais qu’au cours de mon année de césure, je deviendrais heureuse et apprendrais à m’aimer.

Bonjour, je m’appelle Kim Young-joo et j’ai eu 23 ans cette année ; j’ai fêté mon anniversaire pendant mon année de césure. Après avoir bénéficié de conseils, j’ai terminé ma première année de césure aux Philippines et je comptais partir en Thaïlande pour faire du bénévolat, mais les inscriptions étaient closes. Je suis donc venue au Vietnam.
Je me suis aussi renseignée sur d’autres projets, en Inde ou en Afrique, mais le projet au Vietnam était le seul à proposer des programmes de bénévolat auprès d’enfants en situation de handicap.Pour une raison ou une autre, j’avais simplement envie d’essayer. Peut-être parce que c’était un projet inhabituel, je voulais tout simplement le faire. Je voulais me lancer un défi.
J’espérais qu’au cours de mon année de césure, je deviendrais heureuse et apprendrais à m’aimer.
# Je suis tellement heureuse… qu’aurais-je fait si je n’avais jamais connu ça ?

Comme l’indique la description du projet, après notre arrivée, nous avons une séance d’orientation sur l’organisation et le projet. Cette semaine-là, nous faisons aussi une visite de Hanoï avec les autres participants arrivés en même temps que nous.
La semaine suivante, on commence le bénévolat. On se lève vers 8 heures, on se prépare et on prend un petit-déjeuner simple. Ensuite, on prend le bus jusqu’à l’organisation où l’on fait du bénévolat. On travaille un peu le matin, puis on déjeune et on a du temps libre avant de reprendre les activités de l’après-midi.
Je joue avec les enfants presque tous les jours. Et quand je n’ai rien à faire, mes pensées sur moi-même s’estompent. En général, après le bénévolat de la journée, je rentre à mon hébergement, je me repose, je dîne et je termine la journée en regardant un film que j’aime.
Au Vietnam, les motos sont le principal moyen de transport et sont beaucoup plus nombreuses que les voitures. Quand on marche dans les rues, leur flot incessant peut donc nous surprendre et parfois nous faire nous sentir en danger. Mais un jour, je suis montée sur la moto d’un membre du personnel local et nous avons roulé sur une route dégagée et tranquille.
Le soleil était doux. En voyant les grands arbres défiler au-dessus de ma tête et en sentant le vent ébouriffer mes cheveux, j’ai éprouvé une joie grisante, un peu risquée, comme je n’en avais jamais connue, ainsi qu’une exaltante sensation de liberté.Pendant le trajet, je n’arrêtais pas de penser à ce qui se serait passé si je n’avais pas postulé pour une année de césure au Vietnam : “Je suis tellement heureuse… qu’aurais-je fait si je n’avais jamais connu ça ?”
# Qui pourrait me sourire ainsi sans rien attendre en retour ? Est-ce que je mérite un tel sourire ?

J’ai commencé un projet auprès d’enfants en situation de handicap, mais comme je ne les connaissais pas bien, c’était difficile au début. Je ne savais pas comment passer du temps avec eux ni comment interagir avec un enfant timide. Tout me semblait maladroit et frustrant.
Je me répétais que je devais bien m’occuper de ces enfants et ne pas les regarder avec un a priori négatif. En passant du temps avec eux, j’ai compris qu’ils étaient simplement des personnes, pas si différentes de moi. À partir de là, je n’ai plus eu l’impression qu’ils m’étaient étrangers. En réalité, c’est moi qui avais tracé une ligne de séparation.
À l’origine, j’avais du mal à ressentir sincèrement des émotions ou à comprendre celles des autres. Pourtant, dans le premier centre où j’ai séjourné, j’ai ressenti une émotion pour la première fois.En passant du temps ensemble, il m’arrivait de m’agacer contre les enfants qui ne coopéraient pas et de me lasser de cette frustration. Mais quand ils venaient me saluer, me souriaient, me prenaient dans leurs bras et me témoignaient leur affection, j’ai peu à peu commencé à leur répondre de la même façon.
J’ai vraiment ressenti ces mêmes émotions. Je n’oublierai jamais cette amie qui, comme d’habitude, me souriait radieusement dans le centre où j’étais. À ce moment-là, je pensais changer de centre de bénévolat, mais son sourire éclatant m’a rendue si triste, si heureuse, si reconnaissante et si bouleversée.
Qui pourrait me sourire ainsi sans rien attendre en retour ? Est-ce que je mérite un tel sourire ? Quand reverrai-je un sourire aussi radieux ? Ces pensées ont failli me faire pleurer.J’ai donc été extrêmement reconnaissante envers cette amie. C’est un précieux souvenir qui m’a fait comprendre que je méritais, moi aussi, ce sourire.
# Mes destinations préférées au Vietnam
Au Vietnam, j’ai visité la baie d’Ha Long et Ninh Binh. Les destinations les plus prisées sont la baie d’Ha Long, Sapa et Da Nang. Pour visiter la baie d’Ha Long, j’ai réservé une croisière de deux jours et une nuit : j’ai passé une journée sur un petit bateau organisé par une agence de voyages locale.
Il y a tellement d’agences de voyages, même dans le Vieux Quartier, qu’il est facile d’en trouver. Vous pouvez aussi rechercher le nom du lieu sur Google pour voir les nombreuses options. J’ai fait une excursion d’une journée à Ninh Binh avec une autre agence. Les deux endroits sont magnifiques. L’environnement du Vietnam ressemble à celui de la Chine — sans être exactement le même, il dégage une atmosphère similaire.
# Mes conseils pour une année de césure

(Langue)
En fait, j’avais appris un peu d’anglais aux Philippines et je me sentais sûre de moi. Je me disais : “Ça va aller !” Mais il y avait une raison à cela. Aux Philippines, je n’étais qu’avec d’autres amis asiatiques et, même si les cours étaient surtout axés sur l’oral, ils se déroulaient dans une académie et ne correspondaient pas à des conversations pratiques. Le rythme était aussi différent de celui de la vie réelle. Je n’avais donc pas trouvé cela très difficile, mais au Vietnam, c’était complètement différent.
À ce moment-là, j’étais la seule Coréenne et, à part le personnel local du bureau, tous les amis avec qui je vivais au quotidien étaient européens. Les débuts ont donc été très difficiles. J’espérais beaucoup pouvoir communiquer, mais j’ai été découragée par l’anglais de mes amis, qui le parlaient comme leur langue maternelle sans le moindre effort. La diversité des accents rendait les choses encore plus difficiles.
Je me souviens donc avoir passé presque un mois à osciller entre des émotions extrêmes. Pourtant,Comme j’entendais de l’anglais tous les jours et que je le pratiquais, même par petites touches, au point d’en être presque lassée, j’ai fini par reproduire à voix haute la prononciation et l’intonation de mes amis. J’ai mémorisé les expressions courantes du quotidien et j’ai commencé à les employer par habitude.Il y a encore des passages que j’ai du mal à comprendre à l’écoute, mais l’essentiel, c’est que la prononciation locale de l’anglais ne me semble plus étrange.
J’ai compris par la suite que le plus important était d’avoir beaucoup de conversations. Ne vous inquiétez pas de la grammaire : l’essentiel, c’est de réussir à dire quelques mots, voire de courtes phrases.Si vous vous inquiétez de la réaction de l’autre personne, laissez tomber cette crainte. Si quelqu’un veut vraiment discuter avec vous et apprendre à vous connaître, les erreurs de grammaire ou de prononciation ne le dérangeront pas.
(Hébergement)
Au Vietnam, les maisons ont plusieurs niveaux et comptent généralement cinq étages, ce qui peut surprendre les Coréens. Il y a beaucoup d’escaliers : avant de partir, assurez-vous d’avoir assez d’endurance pour les monter et les descendre tous les jours. Le Wi-Fi n’est pas aussi rapide qu’en Corée, mais il reste correct. Il arrive toutefois qu’il ne fonctionne pas, alors prévoyez un peu de patience.
Les chambres comptent en moyenne plus de cinq colocataires. Cela peut être amusant, mais aussi inconfortable. Chacun a son mode de vie et, même si la cohabitation peut être contraignante, ne pensez pas que vous devez toujours vous adapter aux autres lorsque quelque chose vous gêne. Si vous êtes mal à l’aise, mieux vaut, à mon avis, le dire pour le bien de tout le monde. Je l’ai appris et compris en vivant avec des amis étrangers plus individualistes.
(Repas)
Au début, vous allez aimer la nourriture. Elle n’est pas très différente de ce que nous mangeons d’habitude, donc vous ne serez probablement pas difficile. Mais cela ne dure qu’un temps : les repas étant toujours les mêmes, vous risquez de vous lasser. Pour ma part, en plus de l’ennui, je trouvais parfois les plats trop gras, alors j’en évitais certains.
Si vous avez envie de manger autre chose, vous pouvez tout à fait sortir au restaurant de temps en temps.Le mieux, c’est de manger coréen. Pensez donc à emporter des nouilles instantanées ou quelques condiments de base dont vous pourriez avoir envie..
(À emporter)
En général, tout le monde emporte un ordinateur portable pour s’occuper pendant son temps libre ; c’est donc une bonne idée d’en prendre un. L’hébergement ne fournit pas de chaussons. Sans eux, vous risquez de vous salir les pieds et d’être mal à l’aise quand vous mangez : pensez à en emporter.
Les médicaments sont essentiels ; il est bon d’en emporter pour différentes situations. Sans passer par le personnel local, il peut être difficile d’acheter le médicament approprié en pharmacie en raison des problèmes de communication.
# À celles et ceux qui envisagent une année de césure

Vous arriverez avec de nombreux rêves en tête, mais une fois sur place, les choses ne se passeront peut-être pas aussi bien que prévu. Vous vous sentirez alors impatient, et la pression de devoir faire quelque chose dans le cadre du bénévolat et de devoir changer pourrait vous faire perdre vos repères.
Si une période de déprime survient, j’espère que vous vous accorderez suffisamment de temps pour vous laisser aller à la tristesse.Si vous êtes agacé, accueillez ce sentiment ; si vous êtes triste, laissez-vous ressentir cette tristesse — exprimez ce que vous ressentez et prenez le temps qu’il faut. Le plus important, après une telle période de tristesse, est de prendre le temps de vous réconforter.
J’espère que vous oublierez cette impatience — ces pensées comme « les choses devraient être ainsi », « j’ai l’air faible » ou « je devrais changer ». Même dans cet endroit où vous êtes venu de votre plein gré, je pense qu’il est juste de vivre librement et sereinement, sans se soucier de l’opinion des autres. Récemment, j’ai vu par hasard Charlie et la chocolaterie et une réplique m’a parlé.
« Vous n’avez pas besoin d’être utile — ce n’est que du chocolat, après tout. »
En regardant ce film, j’ai trouvé que cette réplique correspondait autant à ce que je ressentais pendant mon année de césure qu’à ce que je ressens aujourd’hui. Une fois qu’on a commencé une année de césure, on veut faire mieux que tout le monde, on ne veut pas la gâcher et on pense devoir être à la hauteur des rêves qu’on s’est imaginés. Mais je ne pense pas que ce soit nécessaire.
Il n’y a pas besoin de vous comparer à qui que ce soit : c’est vous qui avez pris ce temps parce que vous en aviez besoin — comment ce que vous faites pourrait-il être du temps perdu ? Même si quelqu’un d’autre considère cette période comme « inutile », cette « inutilité » est peut-être justement le temps dont vous avez besoin.
Avant, je pensais que seuls les autres me rendaient triste, mais j’ai compris que je me compliquais aussi les choses moi-même. Quoi que disent les autres, pour aller bien, je dois d’abord me mettre à l’aise, apprendre à m’aimer et m’encourager.
Alors, quand vous aurez l’impression de perdre vos repères, laissez les choses suivre leur cours. Si quelqu’un tient vraiment à moi, cette personne retrouvera son chemin jusqu’à moi.Après mon année de césure, je me suis souvent dit : « Je m’aime bien. » Et en apprenant à m’aimer, j’ai aussi appris à aimer les gens qui m’entourent.

Mon année de césure, c’était
Expérience★★★★★
Le simple fait de quitter un environnement familier mérite déjà une très bonne note.
Apprentissage★★★★☆
Même si le bénévolat permet d’apprendre des choses en accord avec les objectifs du programme, j’ai davantage appris pendant les moments que j’ai passés seul.
Environnement★★★☆☆
Comme on pouvait s’y attendre, un environnement différent s’accompagne de certains désagréments : le climat, la nourriture et les gens qui nous entourent.
Sécurité★★★★☆
C’est relativement sûr, mais cela semble dépendre de chacun.
Loisirs★★★★☆
Le Vietnam compte de nombreux sites à visiter, mais en dehors des voyages, les petites sorties de courte durée sont assez peu variées.
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Soyez heureux.